dimanche 12 octobre 2014

A nouveau dans la course

Un grand bonjour à toutes! Depuis le temps... j'imagine que certaines avaient oublié jusqu'à l'existence de mon blog;) de mon côté j'ai continué à vous lire, même si je me suis faite plus distante. J'avais besoin je crois de me sentir "normale", de mettre la fivdo derrière moi pour quelques mois, d'éviter certaines questions existentielles liées au don pour vivre le plus sereinement possible cette première année avec mon fils. 

Je reviendrai sur cette vie-là, que j'avais tant désirée et qui, que ce soit un encouragement pour celles qui cheminent encore, a répondu si bien à toutes mes projections. Je reviendrai aussi sur la vie de famille et les rapports parfois compliqués avec le papa... 

Les joies et les peines de cette année n'ont finalement pas de lien réel avec le don, elles sont celles de beaucoup de mamans débutantes et je ne me suis pas sentie différente de mes copines qui ont fait leurs bébés dans leur chambre à coucher. 

Mais maintenant, on y revient! Bébé 2 a toujours fait partie des plans bébé 3 et bébé 4 aussi d'ailleurs, mais la vie nous dira ce qu'elle fait de nos plans. Nous attendions donc le délai d'un an post-césarienne recommandé par les gynécos pour envisager la suite. Entre temps, il y a eu l'interrogation quant à la donneuse la même? pas la même? si oui pourquoi? si non pourquoi? qui est en train de connaître son épilogue: nous pensons changer de clinique et la question ne se pose donc pas si nous allons ailleurs. 

Ce qui m'amène à la question du moment: est-ce que l'on retourne chez Eugin ou est-ce que l'on tente IVI? J'ai pris contact avec IVI et nous avons rendez-vous à la fin du mois. Première constatation: ils sont plus chers. C'est positif (ils sont plus chers, c'est donc qu'ils assurent un meilleur suivi?) ou négatif (c'est juste du "marketing" et ils se font mousser en étant plus chers que les autres)

Ce qui me pousse à changer? Le suivi post-naissance ne m'a pas tellement plu. J'ai eu l'impression qu'une fois que mon résultat positif leur était parvenu, la suite ne les concernait plus tellement et ils ont été un peu maladroits quand ils m'ont dit avoir contacté la donneuse. Ca lui a donné une réalité à laquelle je n'étais pas prête à être confrontée. Je ne voulais pas "passer commande" et solliciter une personne en particulier, je suis déjà assez gênée par l'idée de devoir compter sur quelqu'un d'autre que moi pour faire un enfant pour ne pas en rajouter. Je ne sais pas si j'arrive à exprimer mon sentiment. 

Et puis il y a cet argument chez IVI: ils ne partagent pas les ovocytes entre différentes receveuses. Est-ce que cela veut dire que ceux qui n'abordent pas cette question le font? Est-ce que cela explique la différence de prix? Je m'aperçois que ces questions-là, je ne me les suis pas réellement posées la première fois. Peut-être que dans ma tristesse, dans les doutes de la div do, la peine du diagnostic, l'urgence de mon désir de maternité, mon besoin de réparation, je n'arrivais pas à me questionner au-delà d'une certaine mesure et que maintenant que certaines craintes se sont apaisées, d'autres sont venues les remplacer. Est-ce que je chipote? Est-ce que je cherche toujours la petite bête? 

Certains doutes ont donc subsisté, par exemple la question de l'anonymat qui ne me convainc toujours pas mais avec laquelle j'ai accepté de vivre en faisant la fiv en Espagne. Et cette question du choix de la clinique. Comment savoir que l'on fait le bon choix? Que personne ne souffre ou n'est mis à mal par mes choix? Avant mon fils, la question de la ressemblance, par exemple, me pesait pas mal. Je me demandais non pas si mon fils me ressemblerait trait pour trait, mais si je le reconnaitrais réellement comme "mien". Cette question a été balayée par la naissance et par le quotidien, mais subsistent ces questions éthiques qui me bouleversent toujours autant. Il y a cette envie de "réparer" cette ménopause que j'ai vécue comme une injustice, mais cette crainte aussi d'être moi aussi, en faisant un choix plutôt qu'un autre, injuste. 

Aïe, j'aurais aimé revenir sur une touche plus joyeuse, plus insouciante, mais peut-être que l'on ne change jamais réellement, et peut-être que la solution ne sera connue que quand mon fils pourra me dire s'il accepte tout cela. 

Je me demande si ces "problèmes de riches" trouveront écho auprès de vous qui me lisez, peut-être, encore. Je me demande aussi si tout cela sera jamais résolu. En tous les cas la vie risque bien, je l'espère, une fois de plus, d'être plus rapide que mon cerveau et d'avancer avant que toutes les réponses soient trouvées. Si vous en avez quelques unes, ou du moins des pistes, je tends l'oreille. 

4 commentaires:

  1. Hello, ça fait plaisir de voir que vous êtes repartis pour une nouvelle aventure fiv-do! Je suis en accord avec les lois qui garantissent aux donneuses leur anonymat, et le choix de la clinique s'est décidé parce que je sais qu'ils respectent la santé des donneuses, qu'ils ne partagent pas les ovocytes entre receveuses et garantissent le transfert de 2 blastocystes par tentative. Pour le comparatif entre les cliniques, en France, les associations autour du don de gamètes (ex : Maia) aident à vérifier leur sérieux, avec des partenariats rassurants.

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    1. Tu m'as l'air bien plus sûre que moi! J'ai toujours un doute derrière une solution, à peine une problème est réglé que j'en trouve un autre! Pas possible... Enfin, doutes ou pas, notre choix se confirme (heureusement mon mari est plus confiant et une fois qu'il a répondu à une question, ne s'en pose pas directement 1000 nouvelles autres) et nous repartons en effet sur le chemin de bébé 2.

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  2. Coucou, contente de te revoir par ici. Pour ce qui est de la clinique, pour avoir été suivie en espagne (ou les tarifs sont plus élevés) et en RT (moins cher), et dans les mêmes conditions (une donneuse pour une receveuse), je ne crois pas que des prix plus elevés soient un gage d'un meilleur suivi ou de meilleures conditions, mais ce n'est que mon avis. En tout cas, c'est super de te savoir à nouveau dans la course ! Bisous

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    1. Hello! Eh oui, Marie le retour. Pour nous, le choix du pays était plutôt facile. On a choisi d'aller en Espagne parce que non seulement c'est le pays dont nous ont parlé les médecins ici, mais aussi et surtout pour des raisons personnelles qui n'ont rien de rationnel: j'ai une passion pour Barcelone (qui ne fait que grandir depuis la conception de mon fils), je parle Espagnol, j'ai de la famille d'origine espagnole et je trouvais que mon physique collait bien. Je me disais que je n'aurais pas trop de problèmes à devoir aller régulièrement à Barcelone et c'est confirmé: je m'y sens comme un poisson dans l'eau. Après, pour avoir vu deux cliniques différentes, je pense en effet qu'elles se valent.

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