mercredi 28 novembre 2012

Post-transfert


Dans 7 jours et 16 heures, je vais aller faire le test... D'ici là, je travaille, fais les courses, mes paiements, regarde des films et sors mon chien ce qui est juste complètement héroïque par ce temps pourri. Mais en vrai, je ne pense qu'à ça... 

Avant-hier j'ai pleuré quand j'ai trouvé une contractuelle occupée à me coller une amende, hier quand j'ai réalisé que j'allais devoir manquer une réunion de travail, aujourd'hui j'ai presque remis ça quand j'ai constaté que le toner que l'économat m'avait donné n'était pas le bon... Une vraie flaque! 

Tout de suite après le transfert, j'étais hyper positive et je me disais que ça allait marcher, je me récitais comme un mantra que j'avais un "bel utérus" dixit mon gynéco, moi je ne sais trop, que la donneuse était plutôt jeune et - c'est sûr - en bonne santé, que mon mari aussi... que nous avions mis deux embryons et avions ainsi augmenté nos chances, que j'étais plutôt relax le jour du transfert... Maintenant j'ai peur, toute la journée je pense à cette possibilité et j'ai peur d'avoir fait une connerie (trop marcher à Barcelone, porter ma valise, les courses...).

J'ai tellement envie que ça ait marché et tellement peur que ce ne soit pas le cas... J'ai juste terriblement peur de ne pas avoir été capable d'accueillir ces huit cellules. Bref, autoflagellation à mort, grignotage compulsif et interrogations googlisées.

Ce qui est sûr, c'est que les interrogations sur le physique de la donneuse et les interrogations éthiques ont complètement disparu. Il n'y a plus qu'une chose qui compte maintenant, et tellement fort: qu'ils s'accrochent et que cette histoire finisse bien (ils se marièrent - ça c'est fait - et eurent beaucoup d'enfants). 

Pour celles qui ont déjà eu un transfert, si je peux me permettre, est-ce qu'après vous: 
  • avez eu mal au ventre
  • si oui, pendant combien de temps (moi ça passe pas)
  • étiez complètement épuisée et un peu déprimée ?    

Bon, comme je ne vais pas que me plaindre, sachez tout de même que les trois embryons qui restaient ont pu être congelés... on a donc une deuxième chance, si jamais. 


Et pour terminer, dans la série des Martine, je ne peux résister au petit clin d'oeil à notre blogueuse tête en l'air, j'ai nommé Vertupatience  



 


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