vendredi 19 octobre 2012

14 mythes et réalités sur l'infertilité

Non mais vraiment, j'adore cette page. Je dois vous dire que quand j'allais au plus mal, ces 14 paragraphes m'ont fait trop de bien. 
Alors je vous les transmets, avec mes commentaires, parce que je suis bavarde et qu'aujourd'hui j'ai fait tout mon possible pour pas parler PMA alors je me lâche: 

Mythe 1:
L'infertilité est un problème de femme.
Réalité 1
Faux. La plupart des gens sont surpris d'apprendre que l'infertilité est un problème féminin dans 35% des cas, un problème masculin dans 35% des cas, un problème de couple dans 20% des cas et un problème d'origine inconnue dans 10% des cas. Il est essentiel qu'autant l'homme que la femme soient évalués durant le traitement.
J'avoue, chez nous c'est moi la grande fautive. Mon mari a été un petit chou et n'a pas traîné avant d'aller faire son spermogramme, on lui a trouvé un sperme de compétition, qui explique peut-etre pourquoi dans sa famille les enfants vont par quatre. 


Mythe 2:
Tout le monde semble devenir enceinte en criant ciseau.
Réalité 2:
Aux États-Unis, plus de cinq millions de personnes en âge d'avoir des enfants sont aux prises avec l'infertilité. Vous n'êtes donc pas seuls. Joignez-vous à un groupe de soutien et parlez à d'autres personnes luttant pour fonder une famille afin de briser l'isolement.
Bon, je ne suis pas très "groupe de soutien" et je trouve l'idée assez anglo-saxone, mais quand même, plus de 5 millions! ça change pas ma vie, ben non, mais ça me rassure quand même: je ne suis pas un freak total. Alors la faute à l'aspartame, aux téléphones portables? Je sais pas, faute à pas de chance je dirais. Même si ça change rien, moi j'avoue, ça me rassure de pas être la seule. J'avoue aussi que oui, j'ai bien l'impression que c'est vachement facile, pour les autres, celles avec qui je bosse, celles avec qui je vis, je parle, de tomber enceinte. Elles sont où les milliers d'autres filles dans la merde? j'en veux plus autour de moi! Alors, groupe de soutien quand même? Blog? 
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Mythe 3:
C'est dans votre tête! Pourquoi ne pas relaxer, prendre des vacances. Alors, vous deviendrez enceinte!
Réalité 3:
L'infertilité est une maladie du système reproductif. Bien que la relaxation puisse améliorer votre qualité de vie, le stress et les émotions profondes que vous ressentez sont le résultat de l'infertilité, et non pas sa cause. L'amélioration des techniques médicales a rendu plus facile le diagnostic des problèmes d'infertilité.
Est-ce que je dois revenir sur le lâcher-prise ou vaut-il mieux que je "pense à autre chose"? Entre ces deux solutions de merde, mon coeur balance. 
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Mythe 4:
Ne vous inquiétez pas autant - - il faut seulement du temps. Vous deviendrez enceinte si vous êtes patiente.
Réalité 4:
L'infertilité est un problème médical qui peut être traité. Au moins 50% de ceux qui complètent une évaluation pour infertilité répondront positivement au traitement. Le taux de succès varie selon les problèmes d'infertilité. Ceux qui ne cherchent pas d'aide ont un taux de «guérison spontanée» d'environ 5% après un an d'infertilité.
Je ne vais pas miser sur les 5% de guérison spontanée. Je préfère le 60% de réussite annoncé pour la FIV. J'ai toujours été nulle en calcul, mais là, je crois miser sur le bon cheval. 
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Mythe 5:
Si vous adoptez un bébé, vous deviendrez enceinte!
Réalité 5:
Voilà le plus pénible des mythes que les couples peuvent entendre. Premièrement, il suggère que l'adoption est seulement un moyen pour atteindre un but et non le résultat heureux d'un processus réussi. Deuxièmement, cela n'est simplement pas vrai. Les études montrent que le taux de grossesse après l'adoption est le même que celui de ceux qui n'adoptent pas.
Alors là c'est vraiment le mythe pourri: vous imaginez la miss qui adopte en espérant tomber enceinte après?! Merci pour l'enfant! On me raconte une fois tous les quinze jours l'histoire de la femme qui a adopté et qui est tombée enceinte après, j'en ai marre. Même pas envie d'expliquer davantage, j'imagine ne pas être la seule qui voit pourquoi. 
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Mythe 6:
Pourquoi ne pas oublier cela et adopter? Après tout, il y a tellement d'enfants qui ont besoin d'un foyer!
Réalité 6:
Pour plusieurs, l'adoption est une solution heureuse à l'infertilité. Toutefois, la plupart des gens explorent le traitement médical de l'infertilité avant de considérer l'adoption. De plus, les options traditionnelles d'adoption ont changé et l'adoption peut s'avérer plus coûteuse et exigeante que prévu. L'adoption est une avenue valable mais pas nécessairement pour tout le monde.
Oui, je n'ai rien contre mais seulement: 
1) je suis trop jeune pour l'adoption (moins de 35 ans) 
2) je ne vois pas en quoi le projet d'adoption doit absolument remplacer ou concurrencer le projet de grossesse
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Mythe 7:
Peut-être que vous faites quelque chose de «pas correct»!

Réalité 7:
L'infertilité est une condition médicale et non un désordre sexuel. 
PixelSpéciale dédicace au collègue qui m'a élégamment proposé de me montrer comment on fait les bébés. 

Mythe 8:
Mon partenaire va peut-être me laisser à cause de notre infertilité.

Réalité 8:
La majorité des couples survivent à la crise de l'infertilité, apprenant du même coup de nouvelles façons d'inter réagir, ce qui approfondit leur relation pour les années à venir.
Oui, au début j'ai flippé. D'ailleurs quand j'ai appris que j'étais stérile, j'ai appelé mon mari du fond de mon gouffre (mon portable captait, je ne sais comment) et je lui ai dit qu'il devait changer de femme. 

Mythe 9:
Peut-être est-ce la façon du «bon Dieu» de nous dire que nous ne sommes pas faits pour être parents!
Réalité 9:
Cela est particulièrement difficile à entendre lorsqu'on est aux prises avec l'infertilité. Vous savez quels bons parents vous seriez et il est pénible d'expliquer aux autres que vous avez un problème médical.
Alors là, oui, j'y ai pensé parce qu'on est assez pratiquants. Et moi j'étais assez profondément croyante. J'ai un peu perdu confiance et je ne sais pas si ça reviendra. En tous les cas maintenant que je vois tous ces tarés gens qui ont des enfants et nous non, je me dis que si le "bon Dieu" existe, il est trop bon mais aussi trop con. Enfin, bon, tout le monde fait des erreurs.   Pixel

Mythe 10:
L'infertilité est le moyen que la nature a de contrôler la population.
Réalité 10:
La croissance zéro de la population est un objectif poursuivi en ces temps de surpopulation mondiale, mais cela permet tout de même aux couples de se «remplacer» avec deux enfants. Les individus et les couples peuvent certainement choisir de vivre sans enfant ou de n'élever qu'un enfant. L'infertilité, pour ceux qui veulent des enfants, leur enlève la possibilité de choisir.
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Mythe 11:
Je ne dois pas arrêter le traitement pour quelque raison que ce soit. Je sais que le mois prochain sera le bon!
Réalité 11:
Il est important de réévaluer périodiquement votre traitement et vos objectifs parentaux. La continuité dans le traitement est importante, mais parfois une pause peut fournir le repos requis pour entreprendre les étapes suivantes.
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Mythe 12:
On m'appellera «fauteur de troubles» si je pose trop de questions.
Réalité 12:
L'équipe médecin/patient est importante. Vous devez être informés des traitements disponibles. Ce qui est bon pour un couple ne l'est peut-être pas pour un autre, financièrement ou émotivement. N'ayez pas peur de poser des questions à votre médecin. Une deuxième opinion peut être utile. Si requis, discutez de cette possibilité avec votre médecin.
Mon médecin me déteste: c'est sûr! Ou alors il me prend juste pour un cas désespéré depuis qu'il m'a annoncé ma stérilité et que j'ai articulé: "il faut appeler quelqu'un, je ne peux pas partir seule, je vais me faire du mal" ou quelque chose de ce genre. Ensuite j'ai repris du poil de la bête et je suis devenue la chieuse qui pose plein de questions et qui demande de répéter vingt-cinq fois. Mais il articule bien et ça finit par rentrer: "mais puisque je vous dis que vous pouvez aller en Espagne et que vous avez un très bel utérus".   Pixel

Mythe 13:
Je sais que je ne serai jamais capable d'arrêter le traitement avant d'être enceinte.
Réalité 13:
La grossesse n'est pas la seule «route» vers la famille. Vous pouvez peut-être commencer à penser à la condition de parents plutôt qu'à la grossesse. Vous pouvez avoir envie que votre vie revienne à la normale. Vous pouvez penser à vivre sans enfant ou à d'autres façons de former une famille.
Je veux bien penser à une autre façon d'être parents, mais pas à faire sans enfants. No way. Il y a quand même des terrains qu'il ne faut pas abandonner. Je pense que si je renonçais à être mère (de quelque manière que ce soit), je renoncerais à moi-même, mon essence, ce à quoi j'aspire. Je me renierais. Pixel

Mythe 14:
J'ai n'ai plus d'intérêt dans mon travail, mes passe-temps et mes amis à cause de l'infertilité. Personne ne comprends! Ma vie ne sera jamais plus la même!
Réalité 14:
L'infertilité est une crise de la vie -- elle a des effets sur tous les aspects de la vie. Il est normal d'avoir un sentiment d'échec qui affecte l'estime de soi et l'image de soi. Mais vous surmonterez cette crise. C'est un processus qui nous amène à conclure qu'il faudra peut-être abandonner certains rêves. Durant tout ce processus, soyez informés du grand éventail d'options disponibles et entrez en contact avec des gens vivant des expériences similaires.

J'ai cru que ma vie ne serait plus jamais la même, et c'est peut-être quand même un peu vrai. Mais oui, j'ai fini par accepter le plan B et je pense avoir fait le deuil de la transmission génétique. Par contre, le rêve d'être maman, d'être parents, avec mon mari, non, je ne renonce pas. 




1 commentaire:

  1. merci pour ce post qui effectivement fait du bien!

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