mercredi 17 octobre 2012

Et si tu...

Je me suis mariée il y a treize mois. Je ne suis pas enceinte, j'ai remarqué et je me pose des questions mais les autres aussi: t'en veux? t'en veux pas? t'avais pas dit que t'en voulais rapidement?... Ben oui, j'avais dit, mais tu vois, je suis stérile, je te l'avais pas dit?

Ca donne alors lieu à des conseils vraiment intéressants de gens vraiment bien intentionnés. Je vais essayer de me souvenir:

ça commence à peu près comme ça: "et si tu...
- allais chez ma nutritionniste? moi quand ça ne venait pas après le premier, je suis allée la voir, elle m'a dit de moins manger de viande et deux mois après j'étais enceinte.
- faisais de l'acupuncture?
- allais te faire masser?
- allais à Bruxelles, Paris, Marseille, New York, Tel Aviv, Lausanne, Genève, Lyon, Madrid, Barcelone, Kiev, Budapest...?
- appelais ma gynéco/soeur/mère/cousine/copine/voisine/bouchère...?
- renonçais?
- adoptais ?
- pensais à autre chose?
- faisais l'amour (en missionnaire/sur le côté gauche/tous les deux jours/en faisant ensuite le poirier)?"

Et ainsi de suite. Mais, MERCI! Franchement, le coup du missionnaire, je n'y aurais pas pensé toute seule, et mon mari encore moins, tu penses.

Et j'ai un petit faible pour le coup du "n'y penses pas" (ben oui, facile avec les prises de sang, le médecin tout le temps...). Non, vraiment, je crois que ma préférée, c'est celle là, elle et ses petites soeurs (change-toi les idées, détends-toi, lâche prise...). D'autant que je sais exactement que juste après, il y a la cavalerie lourde: tu sais, ma cousine/soeur/voisine/mère/voisine/bouchère, tous les médecins lui avaient dit qu'elle était stérile, eh ben, elle a adopté/fait une FIV et dans l'année qui a suivi, elle était enceinte naturellement!

Là, on cite cette super page:
"Mythe 5:Si vous adoptez un bébé, vous deviendrez enceinte!
Voilà le plus pénible des mythes que les couples peuvent entendre. Premièrement, il suggère que l'adoption est seulement un moyen pour atteindre un but et non le résultat heureux d'un processus réussi. Deuxièmement, cela n'est simplement pas vrai. Les études montrent que le taux de grossesse après l'adoption est le même que celui de ceux qui n'adoptent pas."

Et l'autre, d'acquiescer. "Oui, c'est intéressant.

Mais qui sait, tu sais peut-être que si tu lâches prise..."

Si on est très en forme, on explique qu'on a un problème très concret, qu'il a été identifié, c'est une maladie et qu'on y pense ou pas... Mais c'est seulement si on est vraiment très en forme ce jour-là, parce que je vous le dis moi, rien ne détourneras l'adepte du lâcher prise de son autoroute mentale qui va de "tu es stérile" à "prends un bon bain chaud, oublie le taf, allume des bougies et ton homme par la même occasion".

Si vraiment on y tient, on se repliera sur la vengeance: à la moindre difficulté rencontrée par l'autre, ne pas oublier (en gardant un air sympathique et compatissant) de lui renvoyer sa philosophie dans la figure. Eh oui, ce qui est pratique, c'est que le "et si tu lâchais prise/pensais à autre chose" est refourgable dans n'importe quelle situation. Essayez!

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