mercredi 31 octobre 2012

Le Cinquième enfant

Tata pour la 5e fois... Ma belle-soeur vient d'accoucher du 5e. On a un an d'écart, j'ai 32 ans, elle 31. Dois-je ajouter, pour que vous saisissiez bien toute l'ironie de la situation que celui-ci, elle l'a eu alors qu'elle était sous contraceptif? Elle ne devait pas retomber enceinte trop vite pour se remettre d'abord des quatre premiers accouchements... 

Sous CONTRACEPTIF! Non mais je vous jure, et pendant ce temps-là, je passais de médecin en infirmière et de biologiste en généticien en me bourrant de comprimés censés m'aider à avoir un bébé. PFFF, me faire doubler par une fille qui prend la pilule... 
Y'a une leçon là derrière? Quelque chose de positif que je suis censée apprendre? Genre "c'est pas toi qui décide, quand ce sera le moment, ça viendra" ou alors "tu vois, le destin c'est le destin et on ne peut pas aller contre"? 





Maintenant il faut que je prenne des nouvelles et que j'envoie un cadeau (on habite loin, putain quel bol). J'ai pensé au génial livre de Doris Lessing: Le Cinquième enfant qui tomberait vraiment à pic. Ca ferait un super cadeau méchant et comme aujourd'hui je me sens vraiment une vraie salope... Jugez par vous même de la pertinence: 

"Pour Harriet et David, couple modèle, qui a fondé une famille heureuse, l'arrivée du cinquième enfant inaugure le temps des épreuves. Fruit d'une grossesse difficile, anormalement grand, vorace et agressif, Ben suscite bientôt le rejet des autres enfants, tandis que les parents plongent dans la spirale de l'impuissance et de la culpabilité. La romancière du Carnet d'or, prix Médicis étranger 1976, mêle ici de façon impressionnante réalisme et fantastique, dans et fantastique, dans une fable cruelle qui met à nu l'envers et le non-dit des relations familiales". 

Vous savez quoi? Je suis jalouse à mort et je fais la gueule depuis des mois. Alors même qu'elle se savait enceinte, elle m'a assuré que non. Résultat tous les trucs qui me paraissaient louches (pas de vin à table, gros ventre, etc) ne m'ont alors plus fait penser à une grossesse, seulement que j'étais en train de perdre la boule et que je devenais une pauvre stérile qui voyait des fertiles partout. 

Le temps a passé depuis. Maintenant je ne me crois pas cinglée, je suis cinglée. Je pense FIV toute la journée, et la nuit j'en rêve. Tellement obsédée que je ne peux pas me réjouir poliment du bonheur des autres... Heureusement, à en croire quelques blogs, le femme enceinte bashing fait un peu partie du processus. Je râle un bon coup ici et quand on en parlera en famille, je ferai un beau sourire impressionné: "quand même! quelle surprise! un cinquième si vite! quel courage!"                                                               

2 commentaires:

  1. Fiou c'est dingue!je comprends ta colère et ton désarroi.je pense seulement qu'il faut essayer de prendre du recul par rapport à tout ça,et faire un article déversoir y contribue!courage!bises

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  2. Oui, on se soulage comme on peut. A part ça bien sûr je souhaite à cet enfant tout le meilleur, la santé et tout, et tout pareil à sa mère (à qui je souhaite quand même quelques vergetures et quelques kilos mal placés;)

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